EXPOSITIONS EN COURS
Centre Pompidou > Valérie Jouve > 23 juin - 13 septembre 2010 PDF Imprimer Envoyer

Sans Titre (Les Murs), détail d'un triptyque 2008/2010 © Courtesy Galerie XiappasCette première exposition personnelle de Valérie Jouve développe une réflexion sur la présence de l'humain dans la ville. "Je vois cet espace d'exposition comme une grande composition visuelle, qui fasse non pas comprendre ce monde arabe, mais qui fasse sonner des lignes, des couleurs pour tenter de mettre le spectateur dans un état physique de sensation de ce monde"


Valérie Jouve construit depuis le début des années 1990 une œuvre photographique singulière, qui s'attache à la présence humaine dans la ville. Pour son exposition au Centre Pompidou, elle présente une trentaine de photographies réalisées en 2008 et 2009 hors du monde occidental.

Inscrite dans une tradition photographique proche de celle de l'Américain Walker Evans, Valérie Jouve saisit des figures entre l'image documentaire et l'image mise en scène.

"Donner à sentir ce que je sens. Je ne veux pas faire comprendre." À travers cette phrase du Journal de Palestine publié à l'occasion de l'exposition, Valérie Jouve décrit une démarche intuitive. "En attente", le titre de l'exposition évoque les moments de pause et les poses qu'elle demande à ses "Personnages", des hommes et des femmes photographiés en grand format dans des décors urbains : leurs regards et leurs gestes arrêtés, comme hors du temps, sont le plus souvent amplifiés par un travail de montage. En outre, la plupart de ces photographies ont été prises dans les territoires autonomes palestiniens qu'elle ne désigne pas directement, territoires eux aussi "en attente".
"Mon intention est aussi de dessiner un territoire qui déborde d'existence, malgré les clichés médiatiques", dit-elle, ajoutant: "Je dois sans cesse prendre de la distance. Les images ne peuvent rien, si ce n'est peut-être continuer à porter des utopies qui me font vivre." Dans l'entretien qui suit, l'artiste revient sur sa démarche si particulière, qui fait de la rencontre avec des individus la pierre angulaire de son travail.

 
Louvre > Méroé, un empire sur le Nil > 26 mars au 6 septembre 2010 PDF Imprimer Envoyer

© Jürgen LiepeÀ l’occasion de cette première exposition consacrée à Méroé, capitale d'un empire puissant installé sur les rives du Nil, deux cents oeuvres illustrent la majesté de cette civilisation antique où se mêlent des influences africaines, égyptiennes et gréco-romaines.

Située au Soudan, à deux cents kilomètres au nord de l’actuelle Khartoum, la ville de Méroé, capitale du royaume, est connue pour ses pyramides destinées aux rois et aux reines qui ont dominé la région entre 270 avant J.-C. et 350 après J.-C.

Constituée essentiellement de prêts du musée de Khartoum – dont la célèbre statue en bronze doré d’un roi archer, du British Museum, du World Museum et du Garstang Museum de Liverpool, des musées de Munich, de Berlin ou de Leyde, cette exposition réunit près de deux cents œuvres qui évoquent l’originalité et la puissance de l’empire de Méroé.

Les principaux thèmes abordés sont la vie quotidienne, l’artisanat, les systèmes sociaux, les rois et leurs insignes du pouvoir, le rôle des reines, connues sous le nom de candaces, les cultes, où cohabitent Amon l’Egyptien et Dionysos le Grec, l’au-delà tel que le concevait le peuple de Méroé.
Une place particulière est consacrée à la redécouverte des ruines des pyramides de Méroé en 1821 par Frédéric Cailliaud, ainsi qu’aux fouilles archéologiques menées depuis 2007 à Mouweis, site du cœur l’Empire, par le département des Antiquités égyptiennes. Un choix d’objets découverts lors des trois dernières campagnes témoigne de l’action menée sur le terrain par le Louvre.

Cette exposition bénéficie du mécénat principal de Deloitte, du mécénat associé d'Ipsen et du parrainage de Lafarge.

 
Quai Branly > Fleuve Congo > Du mardi 22 juin au dimanche 3 octobre 2010 PDF Imprimer Envoyer

Le musée du quai Branly présente cet été, à travers 170 oeuvres majeures et 80 documents, une importante exposition consacrée aux traditions artistiques d’Afrique Centrale, à savoir le Gabon, la République du Congo et la République démocratique du Congo.

Véritable voyage initiatique menant le visiteur des forêts du Nord aux savanes du Sud, l’exposition démontre les liens existant entre les oeuvres produites dans les régions bordant le majestueux fleuve Congo, par diverses populations de langues bantoues.

Derrière la variété des masques et sculptures fang, hemba, kwélé ou kota, l’exposition met en lumière les oeuvres majeures de l’Afrique Centrale, dans leur conception, leurs structures et les liens artistiques qui les rapprochent.

Les trois thèmes de l’exposition, fondamentaux communs à ces peuples iconophiles, sont complémentaires :

* les masques et statues ayant le « visage en forme de coeur », et qui assurent l’unité et l’identité des groupes respectifs ;
* l’importance de l’ancêtre fondateur et des membres éminents de son lignage ;
* la représentation de la femme dans les royaumes de la savane, équilibrant l’autorité des hommes, liée au mystère de la régénération de la terre, de l’agriculture, de la vie humaine.

 


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