|
L’année 2011 a été proclamée année internationale de la forêt par l’Assemblée générale des Nations Unies. L’intention n’est pas vaine. Le but : sensibiliser et renforcer les initiatives devant contribuer à la gestion durable de nos forêts, dans l’intérêt des générations présentes et futures.
Pour sa 8ème édition, le Festival Photo Peuples et Nature de la Gacilly se doit de faire la part belle aux auteurs qui nous sensibilisent aux dangers de perdre ce patrimoine vert de notre Terre. En effet, chaque année, 13 millions d’hectares de forêts se volatilisent. Un véritable cancer du poumon planétaire. Des peuples, voire des civilisations ont disparu corps et biens, et continuent de s’éteindre, pour n’avoir pas su préserver leur environnement végétal. L’arbre est source de vie. Il produit de l’oxygène, ses racines fixent les sols, retiennent et purifient l’eau, ses feuilles fertilisent les sols, et ses ramures freinent les vents . Une terre sans arbres serait une terre sans vie. La forêt reste l’habitat d’un monde végétal et animal qui représente plus de 50% de la biodiversité. Et ce monde régresse au même rythme que les surfaces boisées.
La programmation du Festival 2011 sonnera comme une mobilisation en hommage à la cause des arbres et des forêts. Par l’émotion, par l’émerveillement, par la découverte de ces peuples vivant en osmose avec leur Mère nature, les plus grands photographes d’hier et d’aujourd’hui nous proposeront leur regard de journaliste ou d’artiste sur le monde secret des forêts, sur les richesses qu’elles recèlent, et nous aideront à réfléchir sur cette cause commune qui doit tous nous unir .
Pas de forêts sans cabanes : ces cabanes qui font rêver les enfants et que Nicolas Henry a idéalisé par son travail onirique sur les cinq continents ; ces cabanes aussi qui sont les ultimes refuges des plus déshérités comme les clandestins de Calais (Jean Revillard) ; ces cabanes du fin fond de la Russie que l’écrivain Sylvain Tesson a choisi comme lieu de méditation, photographiées par Thomas Giosque; ou ces cabanes, que continue d’habiter le « Peuple des feuilles jaunes » en Thaïlande (Patrick Aventurier).
Pas de forêts sans possibilité de se soustraire au monde : de la Résistance dans le Vercors au long exode des populations du Kosovo, en passant par la guerre du Vietnam, les plus grands photojournalistes apporteront leur témoignage de la forêt comme lieu ultime de la guérilla ou du refuge face à l’oppression.
Pas de forêts sans jardins d’Eden : l’Anglais Michael Kenna nous apportera son regard poétique sur la magie des arbres. L’Américain Michael Nichols nous offrira ses plus belles images de la « Forêt sanctuaire » issues de ses reportages pour le National Géographic et La Gacilly exposera à cette occasion la plus grande photo du monde, sur 18 m de haut, celle d’un séquoia du Colorado ! L’Espagnol Miquel Dewever-Plana nous montrera en exclusivité le visage des Lacandons, ces Mayas qui vivent cachés mais heureux dans leur forêt du Guatemala ! Enfin, les Allemands de Minden, la plus prestigieuse agence spécialisée dans les fonds Nature, nous délivrera ses joyaux d’une forêt source de beauté.
Et puis, le Festival 2011 de la Gacilly continuera, dans son souci de qualité, de diversité, et de respect des auteurs, à exposer, toujours en plein air et sur grand format, le travail de l’artiste brésilien Frans Krajcberg sur les forêts calcinés d’Amazonie, ou l’hommage de Pierre de Vallombreuse au plus grand des ethnologues, Claude Lévi-Strauss, pour ne citer qu’une partie de la programmation.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site internet : www.festivalphoto-lagacilly.com |